La situation épidémique en République démocratique du Congo demeure extrêmement préoccupante.
Le 18 août 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a réuni son Comité d’urgence du Règlement sanitaire international afin de réévaluer l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo, une forme du virus Ebola actuellement responsable de la flambée en RDC.
Cette nouvelle étape intervient alors que l’épidémie continue de se propager dans plusieurs zones du pays.
Lors de l’ouverture de la réunion, le Directeur général de l’OMS a indiqué que près de 5 000 personnes avaient été infectées et que plus de 2 300 étaient décédées.
L’épidémie concerne désormais six provinces et 55 zones de santé en République démocratique du Congo.
Ces chiffres témoignent de l’ampleur exceptionnelle de la flambée actuelle.
L’OMS avait déjà indiqué que cette épidémie était devenue la plus importante flambée d’Ebola jamais enregistrée en RDC, dépassant notamment l’épidémie de 2018-2020, qui avait comptabilisé 3 317 cas confirmés.
Le constat présenté par l’OMS est particulièrement préoccupant.
L’organisation estime que la flambée est loin d’être maîtrisée.
Une partie du problème réside dans le fait que le virus continue de circuler dans des communautés où tous les cas ne sont pas nécessairement détectés rapidement.
L’OMS indique notamment que des personnes meurent à domicile ou dans leur communauté, en dehors des centres de traitement et parfois en dehors des listes connues de contacts.
Cette situation complique fortement le travail des équipes de surveillance.
La crise ne se déroule pas dans un environnement facile.
L’OMS souligne que l’épidémie est alimentée par plusieurs facteurs, notamment l’insécurité, les déplacements de populations et les mouvements importants le long des routes, des voies fluviales et des itinéraires liés aux activités minières.
Dans un tel contexte, les équipes sanitaires peuvent rencontrer des difficultés pour accéder rapidement à certaines communautés.
La mobilité des populations peut également favoriser la propagation du virus vers de nouvelles zones.
Lorsqu'une maladie infectieuse circule activement, identifier rapidement les personnes infectées est essentiel.
La surveillance permet notamment de rechercher les contacts, de confirmer les cas par des analyses de laboratoire et d'organiser la prise en charge médicale.
Mais lorsque des personnes malades restent à domicile ou ne sont pas identifiées par les systèmes de surveillance, certaines chaînes de transmission peuvent rester invisibles.
C'est l'un des principaux défis auxquels la réponse sanitaire est actuellement confrontée.
La flambée actuelle est également particulière en raison de l'espèce du virus impliquée.
Il s'agit du virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe actuellement pas de vaccin homologué ni de traitement spécifique autorisé. Des travaux sont toutefois en cours pour évaluer des candidats prometteurs.
Cette situation distingue l'épidémie actuelle de certaines précédentes flambées d'Ebola pour lesquelles des vaccins ou traitements spécifiques ont pu être utilisés dans le cadre de la réponse.
L'OMS continue de considérer la situation comme une urgence sanitaire internationale.
La surveillance ne concerne donc pas uniquement la RDC.
Les pays voisins doivent également maintenir leurs capacités de détection et de préparation, notamment en raison des déplacements transfrontaliers.
La coopération entre les autorités sanitaires nationales, les laboratoires et les organisations internationales demeure essentielle.
La réponse sanitaire doit agir simultanément sur plusieurs fronts.
Les équipes doivent renforcer la détection des cas, rechercher les contacts, assurer une prise en charge adaptée, protéger les professionnels de santé et travailler avec les communautés.
La communication avec les populations constitue également un élément important.
Sans confiance entre les communautés et les équipes sanitaires, il devient plus difficile d'encourager les personnes présentant des symptômes à rechercher rapidement des soins.
L'épidémie montre une nouvelle fois qu'une urgence sanitaire ne peut pas être combattue uniquement avec des moyens médicaux.
Les conditions de sécurité, les déplacements de populations, l'accès aux soins, la confiance communautaire et la capacité des systèmes de santé influencent directement l'évolution d'une épidémie.
La réponse à Ebola doit donc associer médecine, épidémiologie, logistique, sécurité, communication et coopération internationale.
La réunion du Comité d'urgence de l'OMS du 18 août confirme l'ampleur exceptionnelle de l'épidémie de maladie à virus Bundibugyo en RDC.
Avec près de 5 000 personnes infectées et plus de 2 300 décès, la flambée reste une préoccupation majeure pour les autorités sanitaires.
L'un des principaux défis consiste désormais à atteindre les personnes malades qui restent en dehors du système de surveillance et des centres de traitement.
L'épidémie n'est donc pas seulement une bataille contre un virus : c'est aussi une bataille pour atteindre les communautés, maintenir la confiance et garantir l'accès aux soins dans un contexte particulièrement difficile.
Sources principales : Organisation mondiale de la Santé — déclaration du Directeur général lors de la deuxième réunion du Comité d'urgence du RSI sur l'épidémie de virus Bundibugyo en RDC, 18 août 2026 ; Disease Outbreak News de l'OMS.
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